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Al-Ḥusayn se trouvait à Zubala (ou Thaʿlabiyya, ou Zarud, ou Sharaf) lorsqu'il reçut la nouvelle de la tragédie. Les auteurs chiites soutiennent qu'al-Ḥusayn a donné à son entourage la possibilité de se retirer et que des membres de la famille de Muslim furent parmi ceux qui choisirent de rester avec lui jusqu'à la fin. | Al-Ḥusayn se trouvait à Zubala (ou Thaʿlabiyya, ou Zarud, ou Sharaf) lorsqu'il reçut la nouvelle de la tragédie. Les auteurs chiites soutiennent qu'al-Ḥusayn a donné à son entourage la possibilité de se retirer et que des membres de la famille de Muslim furent parmi ceux qui choisirent de rester avec lui jusqu'à la fin. | ||
Les listes des personnes tuées à Karbala comprennent en effet les frères de Muslim, ʿAbd Allah, ʿAbd al-Raḥman et Jaʿfar ; certains disent que l’ensemble de ses cinq frères sont morts sur le champ de bataille | Les listes des personnes tuées à Karbala comprennent en effet les frères de Muslim, ʿAbd Allah, ʿAbd al-Raḥman et Jaʿfar ; certains disent que l’ensemble de ses cinq frères sont morts sur le champ de bataille.<ref>Ibn Maʿsum al- Shirazi, al-Darajat al-rafiʿa , Najaf 1382/1962, 165</ref> ʿAbd Allah, fils de Muslim issu de son mariage avec la fille de ʿAli, Ruqayya, aurait également été tué au cours de la bataille. | ||
font référence à deux fils qui auraient péri lors de la bataille | font référence à deux fils qui auraient péri lors de la bataille<ref>par exemple, al-Safadi, al-Wafi , xii, ed. Ramadan ʿAbd al-Tawwab, Wiesbaden 1399/1979, 426</ref>. Deux autres fils (parfois identifiés comme Muhammad et Ibrahim) se seraient échappés du camp de ʿUbayd Allah un an après Karbala, pour être brutalement assassinés par un koufan qui s'attendait à être récompensé par ʿUbayd Allah (mais qui a été décapité au lieu de cela)<ref>Ibn Babawayh, Amali, Najaf 1389/1970, 73-9</ref>. Leur histoire, comme celle de leur | ||
père, est rejouée dans les pièces annuelles de la taʿziya<ref>Pelly, The Miracle play, i, 190-206</ref>. Dans certaines versions de ces pièces, les deux fils auraient été décapités en même temps que leur père <ref>par exemple Metin And, The Muharram observances in Anatolian Turkey , in P.J. Chelkowski (ed.), Taʿziyeh : ritual and drama in Iran , New York 1979, 251</ref>; et le texte accompagnant plusieurs représentations picturales de cet événement identifie leur bourreau comme al-Ḥarith b. Badr<ref>R. Milstein, Miniature painting, 101, 102, 104</ref>. | |||
père, est rejouée dans les pièces annuelles de la taʿziya | |||
== L'héritage == | == L'héritage == |